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📅 Saison & climat · 13 août 2026 · 3 min de lecture

La saison des feux : quand et où, aujourd'hui

Elle commence plus tôt, finit plus tard, et touche des régions qui s'en croyaient à l'abri. Le calendrier réel, région par région.

« La saison des feux », au singulier, ne veut plus dire grand-chose. Elle commence plus tôt, finit plus tard, et concerne des régions qui s'en croyaient à l'abri. Faire le point sur le calendrier réel permet de savoir quand rester attentif — et cela ne correspond plus toujours à l'intuition.

Le calendrier classique

Historiquement, le risque se concentrait sur deux périodes bien identifiées :

Ce qui a changé

La saison s'allonge

Des feux significatifs surviennent désormais dès mai-juin et jusqu'en octobre. Les épisodes de sécheresse précoce assèchent la végétation avant l'été, et les automnes doux sans pluie prolongent le risque bien après la rentrée.

Conséquence concrète : les dispositifs saisonniers — patrouilles, guet, moyens aériens prépositionnés — sont parfois montés trop tard ou démontés trop tôt.

La géographie s'étend

Le risque n'est plus l'apanage du Sud. Ces dernières années ont vu des incendies notables en Bretagne, dans le Jura, en Anjou, dans le Nord, en Belgique et jusqu'en Europe du Nord.

Ces régions présentent une vulnérabilité particulière : la végétation n'y est pas adaptée au feu, les habitants n'ont pas de culture du risque, et les moyens sont dimensionnés pour un aléa historiquement faible.

Les nuits ne protègent plus autant

Traditionnellement, la nuit offrait une fenêtre de répit : baisse de température, remontée de l'humidité, vent qui faiblit. Lors des canicules récentes, ces nuits réparatrices disparaissent — l'humidité ne remonte pas suffisamment, et le feu continue de progresser à un rythme soutenu.

Le vrai marqueur n'est pas le calendrier : c'est le nombre de jours consécutifs sans pluie, combiné à la chaleur et au vent. Trois semaines sèches en mai peuvent créer des conditions plus dangereuses qu'un mois d'août après un été humide.

Les régions et leurs périodes

RégionPériode sensibleFacteur dominant
Pourtour méditerranéen, CorseJuin à septembreSécheresse et vents violents
Landes, GirondeJuillet à septembreSol sableux, pin maritime
Pyrénées, Sud-OuestFévrier-mars et étéÉcobuage, effet de fœhn
Massifs montagneuxFin d'hiver et étéVégétation sèche, vent de vallée
Ouest et Nord, BelgiqueÉpisodes de caniculeSécheresse exceptionnelle

Quand la vigilance doit monter d'un cran

Indépendamment de la date, quatre signaux annoncent une journée à risque :

  1. Plusieurs semaines sans pluie significative — les averses d'orage ne comptent quasiment pas, elles ruissellent.
  2. Une humidité relative de l'air inférieure à 30 % en journée : la végétation fine se dessèche en quelques heures.
  3. Du vent soutenu, et plus encore un vent qui doit tourner dans la journée.
  4. Une canicule installée depuis plusieurs jours, qui a asséché les combustibles lourds.

Quand ces quatre éléments coïncident, le moindre départ peut devenir incontrôlable en quelques dizaines de minutes.

Le rythme dans la journée

Le risque n'est pas constant sur 24 heures. Il culmine généralement entre 14 h et 18 h : c'est le moment où la température est maximale, l'humidité minimale et le vent souvent le plus fort.

C'est pourquoi les travaux susceptibles de produire des étincelles doivent être réalisés tôt le matin — et pourquoi les arrêtés préfectoraux ciblent souvent ce créneau.

Ce que cela change pour vous

Panorisk calcule le risque incendie du jour pour votre commune à partir de la température, de l'humidité et du vent : trouvez votre commune ou consultez la carte.

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